samedi 3 mars 2012

Nicaragua toujours ...

Le voyage continue!
Après Managua, j'ai roulé vers Granada. Granada est réputée être la plus belle ville coloniale du pays. Au bord du lac Nicaragua, elle présente en effet une belle unité, encore que par goût personnel, j'ai préféré Leòn, plus vivante et peut-être plus frondeuse que Granada qui passe pour assez conservatrice! En tout cas, c'est une ville qui a su attirer les convoitises puisqu'elle a été pillée trois fois et a même été brûlée en 1857 par William Valker, un mercenaire américain qui avait quand même réussi le tour de force de se proclamer président de la République du Nicaragua et d'être reconnu par le gouvernement nord-américain avant d'être chassé par les libéraux, qui l'avaient soutenu et même appelé à envahir le pays!!!
Plus prosaïquement, je me suis contenté d'une promenade en ferry sur le lac, balade manifestement très appréciée des familles granadines, jusqu'au Isletas, 400 petites îles basaltiques, à quelques dizaines de mètres les unes des autres, couvertes d'arbres et de végétation, et pour bon nombre d'entre-elles d'une maison ou d'un cabanon.
Entre Managua et Granada, visite de Masaya et surtout du volcan Masaya. A l'origine, il s'agissait d'un énorme volcan qui s'est écroulé sur lui-même, il y a quelques milliers d'années, donnant lieu à 3 cônes volcaniques dont un est encore actif.
Après Granada, embarquement pour l'île d'Ometepe où je suis encore, la plus grande du lac Nicaragua. L'île est composée de deux volcans réunis par une bande de terre. Les infos touristiques locales n'hésitent pas à parler d'une des plus belles îles du monde. Sans aller jusque là, ça a quand même du cachet ... et pas mal d'authenticité. Ceci dit, ça ne va pas durer. En faisant le tour en vélo, j'ai vu la construction d'une piste d'atterrissage!! Les choses vont changer!!!
Cordoba

samedi 25 février 2012

Nicaragua, de Leòn à Managua ...

Déjà une semaine passée au Nicaragua!
Aux alentours de Leòn, j'ai pu voir pas mal de choses. D'abord Leòn Viejo, première ville coloniale au Nicaragua, fondée en 1524 par Francisco de Còrdoba qui finira décapité sur ordre de Pedrarias Dàvila. C'est d'ailleurs les dissensions espagnoles tout autant que l'épuisement des mines qui conduiront moins d'un siècle plus tard à abandonner cette première ville. Les terremotos et l'activité du volcan Momotombo feront le reste: il reste aujourd'hui les bases des murs des édifices les plus importants. Dimanche, plage. Ici c'est Poneloya et Las Peñitas qui sont à 20 km de Leòn sur la côte Pacifique. Les vagues tapent dur mais les plages sont belles!
Toujours depuis Leòn et entre 2 visites d'églises où de musées, une excursion aux "Hervideros de San Jacinto. Ce sont des émanations sulfureuses et des trous de boue en ébullition au pied du volcan Telica. Les forces telluriques sont très en forme ici!
Un tour à Estelì, plus dans le nord du pays. La ville est un bastion du sandinisme et affiche d'autant plus la couleur que leur champion José Daniel Ortega Saavedra vient d'être réélu pour 5 ans. C'est l'héritier du mouvement sandiniste, les opposants à la dictature Somoza (père et 2 fils), lider du FSLN (Front Sandiniste de Libéracion du Nicaragua), les opposants aux Contras (ingérence américaine). Bon, il paraît que tout ça s'est passablement affadi et qu'aujourd'hui, on est plus près du populisme que de la révolution permanente! Sinon, à Estelì, la grande sortie a été d'aller avec un vélo de location à la réserve naturelle de Tisey-Estanzuela (bof!) et surtout au Salto de Estanzuela.
Et enfin, arrivée à Managua. Managua est certainement la capitale la plus déconcertante qu'il m'ait été donné de voir! Inutile de chercher la ville, elle n'existe pas. Inutile de demander le centre, il n'y en a pas ... ou plutôt, il n'y en a plus depuis le tremblement de terre de 1972 (où l'aide internationale a finie dans les poches des Somoza!). Il reste un ensemble de quartier de casitas dans une forêt assez dense, une cathédrale en ruine, des terrains vagues partout qui côtoient centres commerciaux ou bâtiments administratifs. Le tout éparpillé sur des kilomètres, avec une lagune de volcan en plein centre (le palais présidentiel maintenant détruit était d'ailleurs sur cette éminence. L'ensemble est complètement surréaliste!
A bientôt!


Leòn