Quand je pense qu'il y a une semaine, je pleurnichais sur les pluies tropicales, et quand je vois ce que vous endurez depuis ce temps, du moins si j'en crois la météo, il est temps que je vous envoie un peu de chaleur! Ici, j'en ai à revendre!
Donc, après la côte caraïbe, je suis descendu droit vers le sud: Tegucigalpa, puis Choluteca et je suis arrivé au golfe de Fonseca. Le golfe est semé d'îles, d'îlots, de volcans et de mangroves.
La isla del Tigre, sur laquelle j'ai passé quelques jours est en fait un volcan, certes éteint depuis belle lurette! L'unique ville de l'île, Amapala est en pleine torpeur et vit dans le souvenir , lointain, du port franc qu'elle était autrefois. Il en reste une architecture très colorée, quelques bribes de bâtiments comme la Aduana ou le casino, aujourd'hui ... recyclés. Pas grand chose à faire si ce n'est, le tour de l'île (22km) et l'ascension du Cerro (790m). Ici, la seule industrie, c'est les parcs à crevettes (même la pêche ne nourrit plus son homme!) et au niveau services, les tuks-tuks qui sillonnent en permanence l'unique route.
Retour sur la terre ferme et départ pour El Salvador. J'ai été directement jusqu'à San Salvador où je suis encore en ce moment.
Ici c'est quand même le grand choc culturel! La ville est d'une étendue démentielle. Il faut dire que l'habitat est plutôt du genre casita, tôle ondulée et trottoirs défoncés. Ça c'est pour la vieille ville, parce que les alentours c'est une autre paire de manches. Des boulevards qui ressemblent à des autoroutes, des embranchements de 4 voies en passerelle ou en souterrain. Et le long de tout ça, toutes les enseignes américaines que vous pouvez imaginer: des pizzas hut à la pelle, des KFC, des malls à faire pâlir d'envie un yankee de souche. Pas étonnant qu'ici, la monnaie soit ... le dollar! Je ne suis pas sûr que les salvadoriens aient fait une bonne affaire avec tous ces investissements estado-unienses quand je vois les prix. Ça m'étonnerait que leurs salaires soient à la hauteur.
D'ici, j'ai été visiter deux sites pipils (les autochtones avant Colomb influence maya). Le site de San Andrès sympa mais qui ne rivalise quand même pas avec Copàn ou Tikal et le site de Joya de Cerén qui lui est plus extraordinaire. Il s'agit, ni plus ni moins que du Pompeï maya. Vers 600 de notre ère, le village à été recouvert par 5 m de cendres volcanique lors de l'éruption du volcan Lomo Caldera et n'a été redécouvert qu'en ... 1976. Ici, par contre, les habitants ont eu le temps de fuir, mains en laissant tout sur place, presque les assiettes sur la table et le frigo rempli!!
A bientôt
Choluteca