dimanche 12 février 2012

de Honduras a El Salvador

Quand je pense qu'il y a une semaine, je pleurnichais sur les pluies tropicales, et quand je vois ce que vous endurez depuis ce temps, du moins si j'en crois la météo, il est temps que je vous envoie un peu de chaleur! Ici, j'en ai à revendre!
Donc, après la côte caraïbe, je suis descendu droit vers le sud: Tegucigalpa, puis Choluteca et je suis arrivé au golfe de Fonseca. Le golfe est semé d'îles, d'îlots, de volcans et de mangroves.
La isla del Tigre, sur laquelle j'ai passé quelques jours est en fait un volcan, certes éteint depuis belle lurette! L'unique ville de l'île, Amapala est en pleine torpeur et vit dans le souvenir , lointain, du port franc qu'elle était autrefois. Il en reste une architecture très colorée, quelques bribes de bâtiments comme la Aduana ou le casino, aujourd'hui ... recyclés. Pas grand chose à faire si ce n'est, le tour de l'île (22km) et l'ascension du Cerro (790m). Ici, la seule industrie, c'est les parcs à crevettes (même la pêche ne nourrit plus son homme!) et au niveau services, les tuks-tuks qui sillonnent en permanence l'unique route.
Retour sur la terre ferme et départ pour El Salvador. J'ai été directement jusqu'à San Salvador où je suis encore en ce moment.
Ici c'est quand même le grand choc culturel! La ville est d'une étendue démentielle. Il faut dire que l'habitat est plutôt du genre casita, tôle ondulée et trottoirs défoncés. Ça c'est pour la vieille ville, parce que les alentours c'est une autre paire de manches. Des boulevards qui ressemblent à des autoroutes, des embranchements de 4 voies en passerelle ou en souterrain. Et le long de tout ça, toutes les enseignes américaines que vous pouvez imaginer: des pizzas hut à la pelle, des KFC, des malls à faire pâlir d'envie un yankee de souche. Pas étonnant qu'ici, la monnaie soit ... le dollar! Je ne suis pas sûr que les salvadoriens aient fait une bonne affaire avec tous ces investissements estado-unienses quand je vois les prix. Ça m'étonnerait que leurs salaires soient à la hauteur.
D'ici, j'ai été visiter deux sites pipils (les autochtones avant Colomb influence maya). Le site de San Andrès sympa mais qui ne rivalise quand même pas avec Copàn ou Tikal et le site de Joya de Cerén qui lui est plus extraordinaire. Il s'agit, ni plus ni moins que du Pompeï maya. Vers 600 de notre ère, le village à été recouvert par 5 m de cendres volcanique lors de l'éruption du volcan Lomo Caldera et n'a été redécouvert qu'en ... 1976. Ici, par contre, les habitants ont eu le temps de fuir, mains en laissant tout sur place, presque les assiettes sur la table et le frigo rempli!!
A bientôt
Choluteca

samedi 4 février 2012

Vuelta hondureña!

C´est avec un certain mérite que je poste ce message aujourd'hui! Je crois avoir cumulé tous les inconvénients que peut nous distiller l'informatique. Là, c'était plutôt des problèmes réseaux. Des travaux sur les antennes à Trujillo, paraît-il!! D'ailleurs, je manque de prudence! je devrais attendre d'avoir envoyé avant de crier victoire!

Depuis Copàn, j'ai suivi la route lenca (du nom des tribus occupant les lieux lors de la conquête), de Santa Rosa à Gracias et à la Espéranza. Autour de Gracias, existent quelques villages lencas bien typiques. Typiques aussi leurs eaux thermales comme à Agua Calientes où l'eau est vraiment ... caliente!! garanti.
Un petit séjour à Tégucigalpa. Bon, ce n'est pas la capitale la plus marquante d'Amérique latine, mais c'est quand même une ville à découvrir. Histoire de changer de paysage et de voir un peu cette fameuse côte Caraïbe dont ils me rabattent les oreilles, j'ai ensuite filé sur Tela ... où je suis arrivé ... sous une pluie, chaude certes, mais diluvienne!! Pluie tropicale s'entend. C'est à dire qu'elle dure dix minutes. Oui, mais elle peut recommencer à tomber toutes les douze. Bref, première impression mitigée! Les jours suivants, j'ai quand même réussi à aller en vélo, sans rentrer à la nage, dans les villages Garifunas (des noirs venus des Antilles, comme Livingston pour les connaisseurs). Donc balade à Tornabé, puis Miami (pas grand chose à voir avec celui de Floride). Beaucoup de paillottes et population très cool. Un tour aussi vers la Ensenada et Triunfo de la Cruz.
De là, direction Trujillo dans toute une série de chicken bus, et je suis arrivé ... à la nuit ... et sous la pluie. Là, les choses se sont un peu arrangées, mais à l'avenir, qu'on ne me parle plus de saison sèche sur cette côte!
Et puisque c'est comme ça, je vais aller voir carrément à l'autre bout du pays si c'est mieux. Je pars vers le golfe de Fonseca. Là, il paraît que la chaleur est écrasante! Vamos a ver!!

Pour la petite histoire, c'est ici, vers Trujillo que Christophe Colomb a posé le pied pour la première fois sur le continent américain en 1502, lors de son quatrième voyage et en ignorant toujours qu'íl avait découvert un continent. Trujillo, la ville, sera fondée en 1525 et sera même un temps la capitale avant que la flibuste ne s'en occupe sérieusement!


Santa Rosa de Copàn






Gracias, église de la Merced





vers la Campa





sèchage du café




église indios de La Campa




Aguas Calientes





Tégucigalpa









église de Las Dolores




ici, quand une rue est en pente, c'est du sérieux!


temple maçonnique






Christ de Picacho




une spécialité locale: un genre de charognards gros comme des dindons!




vers Turnabé sur la côte Caraïbe






auto-défense







fête et danses garifunas